September
M. Arbel
Quand on a longtemps parcouru la vie
Qui comme un chemin s'étend devant nous
On se sent tout las et l'âme affaiblie
A besoin d'un gîte et d'un nid bien doux
On cherche l'abri la saine demeure,
D'où l'on défiera les prochains frimas;
Craintif de l'hiver on sent venir l'heure,
La vieillesse aussi s'avance à grands pas.
Le moi de Septembre est pour moi l'image
De ce sentiment que je sens en moi,
L'été s'est passé quel est le rivage
Qui m'accueille le coeur en émoi?
Vais-je encore flotter, incertaine épave,
Sur cet océan gros de mes douleurs?
Est-il proche enfin ce port d'où l'on brave
Des plus mauvais temps les ru des fureurs?
Quand on a longtemps parcouru la vie
Qui comme un chemin s'étend devant nous
On se sent tout las et l'âme affaiblie
A besoin d'un gîte et d'un nid bien doux.