La Source

M. de Reiset

Sur les bords de la forêt sombre

J'ai vu la source du vallon

Qui lentement coule dans l'ombre

Et s'en fuit obscure et sans nom

L'été sondoux et frais murmure

Souvent attire le passant

Qui savoure son onde pure

Et s'éloigne en la bénissant

A travers les jours du voyage

Qui nuos mènent vers le tombeau

Puisse ma vie être l'image

De cette obscure souce d'eau

Je laisse aux riches de la terre

Un sort plus grand plus envié

Pour moi mon Dieu laisse moi faire

Quel que bien et vivre oublié