Coquetterie
M. de Rothschild
Moi coquette! Ah! peux-tu le croire?
Connais-tu donc si mal mon cœur?
Je dédaigne la vaine gloire
D'un art frivole et séducteur!
Evoquant un don tutélaire,
Parfois surmontant mon émoi.
Oui, j'en conviens, je cherche à plaire,
Je veux plaire, mais c'est à toi.
Si parfois l'on me voit sourire,
Loin de toi goûter le bonheur,
C'est encore l'effet de l'empire
Que tu possèdes sur mon cœur.
Parler de toi, bonheur suprême!
Ah! tu peux bannir tout effroi,
Car les accents de l'amour même
Ne me feraient penser qu'à toi.