À Néré
M. Grumbach
Sitôt que dans les blés
Tu vois ma tête brune
Pourquoi t'enfuir ainsi qu'un faon effarouché?
Je t'apporte le fruit savoureux
du pêcher et la grenade pourpre
Et la mangue et la prune
Trop souvent près d'ici c'est vrai
J'étais caché pour t'entrevoir
passer si blonde au clair de lune
Peut-être pour cela tu me gardes rancune?
J'en demande pardon
Si c'était un péché
Ta mère ne peut plus sortir de sa demeure
Et malgré ton effroi voici qu'a sonné l'heure
Ou tu dois te choisir un plus tendre soutien
J'ai mis dans mon panier des fruits des roses pâles
Et je viens ce matin
Aux chanson des cigales
Amie, t'offrir mon cœur en échange du tien