D'un feu secret je me sens consommer

M. Lambert

D'un feu secret je me sens consommer

Sans pouvoir soulager le mal qui me possède;

Je pourrois bien guérir si je cessois d'aymer,

Mais j'ayme mieux le mal que le remède.

Quand je mourrois, pourroit-on me blasmer?

Qui commence d'ayme, ne doit-il pas poursuivre?

Quand on sçaura, Philis, que j'ay cessé d'aymer,

On sçaura bien que j'ay cessé de vivre.