Que vous connoissez peu, trop aymable Climeine

M. Lambert

Que vous connoissez peu, trop aymable Climeine,

Le pouvoir de vos yeux, et l'estat ou je suis:

Vous me dites toûjours qu'il faut briser ma chaisne;

Mais, hélas! inhumaine,

Vous ne dites pas si je puis.

S'il faut rompre mes fers pour voir finir ma peine,

J'ayme encor mieux les maux que vous me réservez:

N'aymez plustost jamais, et laissez-moy ma chaisne;

Mais, hélas! inhumaine,

Aymez pourtant si vous pouvez.