Aubade

Marie-Joseph-Alexandre Déodat de Séverac

Voici ton Jean, ton Jean, ô Marguerite,

Que l'amour remplit de langueur,

Pour te voir plus tôt, ma jolie,

Le voilà tout près, tout près du moulin,

Voici ton Jean, ô Marguerite!...

Voici ton Jean, ton Jean plein de tendresses,

Riche d'espoir, son seul trésor,

En échange de tes caresses,

Il te donnera sa foi, son cœur!

Au ciel déjà pâlit l'aurore,

Le soleil vient de se lever,

Allons, réveille-toi fillette,

Ce n'est plus l'heure, l'heure de rêver!

Au ciel déjà pâlit l'aurore.

Entends le ruisseau charmant qui murmure...

L'oiseau sur l'arbre, sur l'arbre sifflant.

Entends ma voix ô! Marguerite,

Cours, cours vite, vite et vient me parler...

Entends le ruisseau qui murmure...