Doute
N. Boulanger
Il y a si longtemps
Que ton âme est en chemin,
A ce que m'ont dit les anges,
Vers moi qui l'attends
En joignant les mains,
Il y a si longtemps
Que peut-être elle perdit la route
Puisque je ne vois rien
Au lointain des quatre chemins
Qui font croix au carrefour du doute.
Voici venir le souffle froid
Qui chasse oiseaux, soleil et feuilles,
Et ramène brouillard et deuil
Sur mon espoir et sur ma foi:
Faudra-t-il m'en aller comme un qui n'attend plus
Et s'en retourne, en la nullité de la nuit,
Vers la maison et vers l'ennui?