Au bord du ruisseau

N. Reber

Fontaine, qui d'une eau si pure,

Arrosez ces brillantes fleurs,

En vain votre charmant murmure

Flatte le tourment que j'endure;

Rien ne peut adoucir mes mortelles douleurs.

Ce que j'aime me fuit,

Et je fuis tout le monde.

Pourquoi trainer plus loin ma vie

Et mes malheurs?

Ruisseau, je vais mêler mon sang avec ton onde;

C'est trop peu d'y mêler mes pleurs.