Mélodie

N. Shcherbachyov

Le vent semblait tantôt baiser

Le bois couvert de nuit bleuâtre,

Mon âme aussi te sent passer,

car elle tremble comme lui.

Mon âme est une lyre frêle!

D'un monde vain elle a pâti;

Un choc brutal l'a secouée,

Ses pauvres cordes ont cédé

Et l'ouragan l'avait glacée.

Ta voix pourtant ravit les sens,

Et ton léger passage évoque

Les fins duvets, l'oiseau, la fleur,

La brise des nuits printanières.