Ha, bel accueil

Paul Abraham Dukas

Ha, bel accueil, que ta douce parole

Vint traîtrement ma jeunesse offenser,

Quand au premier tu la menas danser

Dans le verger l'amoureuse carolle.

Amour adonc, me mit à son école,

Ayant pour maître un peu sage penser,

Qui sans séjour me mena commencer

Le chapelet de la danse plus folle.

Depuis cinq ans dedans ce beau verger,

Je vais ballant avec faux danger,

Sous la chanson d'Allégez-moi

, Madame:

Le tabourin se nomme fol plaisir,

La flûte erreur, le rebec vain désir,

El les cinq pas la perte de mon âme.