Sanglots

Poulenc, Francis

Notre amour est réglé par les calmes étoiles

Or nous savons qu'en nous beaucoup d'hommes respirent

Qui vinrent de très loin et sont un sous nos fronts

C'est la chanson des rêveurs

Qui s'étaient arraché le coeur

Et le portaient dans la main droite

Souviens-t'en cher orgueil de tous ces souvenirs

Des marins qui chantaient comme des conquérants

Des gouffres de Thulé des tendres cieux d'Ophir

Des malades maudits de ceux qui fuient leur ombre

Et du retour joyeux des heureux émigrants

De ce coeur il coulait du sang

Et le rêveur allait pensant

A sa blessure délicate

Tu ne briseras pas la chaîne de ces causes

Et douloureuse et nous disait

Qui sont les effets d'autres causes

Mon pauvre coeur mon coeur brisé

Pareil au coeur de tous les hommes

Voici voici nos mains que la vie fit esclaves

Est mort d'amour ou c'est tout comme

Est mort d'amour et le voici Ainsi vont toutes choses,

Arrachez donc le vôtre aussi

Et rien ne sera libre jusqu'à la fin des temps

Laissons tout aux morts

Et cachons nos sanglots