La passion au XVIIème siècle
R. Caby
Tiran dont tout se plaint, Tiran que tout adore,
Amour, impitoyable Amour,
Donne quelque relâche au mal qui me devore
Et la nuit & le jour.
Fais pour me soulager que mon aimable Alcandre
Devienne un peu plus tendre:
Va porter dans son sein cette boüillante ardeur,
Ces violens transports, cette langueur extrême
Dont tu remplis mon triste cœur
Depuis l'heureux moment qu'il aime.
Ne crains pas que tes soins soient mal récompensez:
Mon Alcandre connoît ta puissance suprême.
Il aime. Mais, helas! il n'aime pas assez.