Quand le cœur s’éveille

R. Dussaut

Laissez l'ombre envahir lentement le salon

Où vous allez chanter la prière que j'aime.

Celle-là que j'aimais petit enfant, la même

Dans la même langueur du crépuscule blond.

Mon Dieu, je voudrais voir les choses comme au temps

Où, dans les soirs longs à mourir, le cœur s'éveille,

Et que les fleurs et que les brises soient pareilles

À celles qui m'ont fait découvrir le printemps.