Pendant que je médite

Reynaldo Hahn

Pendant que je médite agitant les pensées

Où le noir destin m'a rivé,

J'entends le bruit du vent dans les feuilles blessées

Qui viennent couvrir le pavé.

Déjà, sur les rameaux abusés du zéphyre,

Tu passes, automne fumeux

Et je m'évanouis dans le tendre délire

De mon cœur dépouillé comme eux.