Melopée

S. Fróes

La lune des cieux

Répand sa lumière,

Le bois des aïeux

Lui parle en mystère

Profond.

Un vent doux murmure

Lointain, moribond,

La tendre nature

Se plaint, se morfond,

Sur terre.

Les dieux sont cruels,

lls vont impassibles;

J'en sais des mortels

Comme eux insensibles

Aux pleurs.

Pitié pour mon rêve...

Hélas! de ces fleurs

Un soupir s'élève

En longues senteurs

Paisibles.

Gardez, ô sentiers

Et toi, forêt sombre,

Ses pas familiers,

Ses traces sans nombre

D'alors.

Car celle que j'aime

M'a fui sans remords...

Mon cœur, anathème

Allons vers les morts,

Vers l'ombre.