Les Grands jasmins épanouis

S. Hennessy

Les grands Jasmins épanouis

Vibrent dans les chaudes ténèbres...

Seuls, les Parfums régnent, funèbres,

Sur les jardins évanouis.

La phalène en silence vers

La flamme d'or se précipite.

Dans l'obscurité qui palpite

Tes yeux verts rêvent, grands ouverts.

Tes yeux verts, ô ma Bien-Aimée,

Rêvent dans l'ombre parfumée

D'affreux supplices pour les coeurs;

Et ton nez irrité respire

Dans l'ctoufïement des odeurs

Des fêtes sanglantes d'empire!