La mort d'un enfant
S. Schlesinger
Il a passé comme une rose,
L'enfant que Dieu m'avait donné.
Roseau, dont un souffle dispose,
Vers la tombe il s'est incliné.
Des anges cet aimable frère
N'a fait qu'apparaître à mes yeux.
Il était trop beau pour la terre,
Il est retourné dans les cieux.
Voltigeant d'une aile légère,
Cher enfant, de tes faibles bras
Peut-être, tu bénis ta mère,
Qui ne peut plus te voir, hélas!
Doux habitant de l'éthérée,
Ah! du moins, pour la mère en pleurs,
Obtiens la grâce désirée
Et le pardon de ses erreurs.
O cher époux, malheureux père
Que je plains et que je chéris,
Si tu n étais pas sur la terre
J'aurais bientôt rejoint ton fils.