Bohémiens
T. Terestchenko
Jouant du violon, un tzigane au teint noir
Est debout, qui regarde au loin mourir le soir.
Belle et sombre à ses pieds une femme est couchée:
Elle écoute en rêvant, la poitrine penchée,
Les yeux fixes, les bras tombant le long du corps,
Un chant sourd, monotone, aux funèbres accords.
L'archet strident soudain fait crier une corde:
Est-ce pour réveiller un désir qui la morde,
Ou pour lui rappeler d'amoureuses douleurs?
— Et de fauves éclairs brillent parmi ses pleurs.