Lassitude

Thomas Oboe Lee

Ils ne savent plus où se poser ces baisers,

Ces lèvres sur des yeux aveugles et glacés;

Désormais endormis en leur songe superbe,

Ils regardent rêveurs comme des chiens dans l'herbe,

La foule des brebis grises à l'horizon,

Brouter le clair de lune épars sur le gazon.

Aux caresses du ciel, vague comme leur vie,

Indifférent et sans une flamme d'envie

Pour ces roses de joie écloses sous leurs pas;

Et ce long calme vert qu'ils ne comprennent pas.