Tendresses
Uddén
Ferme doucement tes bras, comme une ceinture sur moi.
Ô touche, ô touch ma peau ainsi!
Ni l'eau ni la brise de midi ne sont plus douces que ta main.
Aujourd'hui chéris-moi, petite sœur, c'est ton tour.
Souviens-toi des tendresses que je t'ai apprises la nuit dernière,
et près de moi qui suis lasse agenouille-toi sans parler.
Tes lèvres descendent de mes lèvres.
Tous tes cheveux défaits les suivent,
comme la caresse suit le baiser.
Ils glissent sur mon sein gauche; ils me cachent tes yeux.
Donne-moi ta main. Qu'elle est chaude!
Serre la mienne, ne la quitte pas.
Les mains mieux que les bouches s'unissent,
et leur passion ne s'égale à rien.