Tendrement enlacés, ma chère bien-aimée

Vilma von Webenau

Tendrement enlacés, ma chère bien-aimée

Nous nous étions assis dans un esquif léger,

Et par le calme soir, nous nous laissions nager

Sur les moires d'une eau limpide et parfumée.

L'île mystérieuse où vivent les esprits,

Dessinait vaguement ses formes anguleuses;

Sous la lune flottaient des danses nébuleuses,

Et des sons sensuels d'instruments désappris

Et la ronde toujours reserrait sa spirale

Et les sons devenaient plus suaves toujours

Et pourtant nous voguions abandonnés au cours

De l'onde sans espoir sous la lueur astrale.