La flûte muette
Z. Stojowski
Quelle porteuse de cothurne
Quelle vierge aux blancs vêtements
Te portaits en ses doigt charmants
Ô flute aujourd'hui taciturne
Pour ton silence a quoi te sert
cette gorge mélodieuse
N'est tu plus la frêle verseuse
des chants d'une éternel concert
Aux rayons de la froide Hécate,
Ne diras tu plus tes chagrins
En de faibles accents empreints
d'une tristesse delicate
Dors tu des sommeils infinis
Des cœurs des luths de toutes choses
Pourquoi n'as tu plus d'airs moroses
pour confondre aux rumeurs des nids
Ce qui fait que tu ne tressailles
Ni ne vibres c'est qu'autrefois
vous avez uni vos deux voix
en d'ineffables fiançailles
C'est que tes flancs musiciens
Sout oublieux de la caresse
Inoubliable et charmeresse
Que te faisaient les doigts anciens
c'est que tu regrettes les fievres
Don't elle savait te bercer
C'est que rien ne peut effacer
L'empreinte des premieres lêvres