À un prince exilé 2

A. de Polignac

Je ne sais ni d'où vous venez ni quels rêves attendent votre sommeil.

Comme un papillon mystérieux dans ma chambre vous êtes entré.

Je vois vos ailes et je hais les mains lourdes qui voudraient les saisir.

Mais dans la chambre, devenue magique, mon cœur inquiet veille le fragile trésor.