Le dernier dizain

A. Duhamel

Ô Belgique qui m'a valu ce dur loisir,

Merci! J'ai pu du moins réfléchir et saisir

Dans le silence doux et blanc de tes cellules

Les raisons qui fuyaient comme des libellules

A travers les roseaux bavards d'un monde vain,

Les raisons de mon être éternel et divin,

Et les étiqueter comme en un beau musée

Dans les cases en fin cristal de ma pensée.

Mais, ô Belgique, assez de ce huis-clos têtu!

Ouvre enfin car c'est bon pour une fois, sais-tu!