Épître imprécatoire

A. Jolivet

Après ma mort, je te feray la guerre.

Et quand mon corps sera remis en terre

J'en souffleray la cendre sur tes yeulx

Et si mon âme est répétée aux Cieulx,

Crois seurement, dame très rigoreuse

Je t'envoyray flamme si chaleureuse,

De traicts à feu flamboyantz si très fort

Que tant vauldroit sentir armes de mort.

Et si je n'ay les droicts de bonne vie

Bien accompli, je courray, à l'envie,

Sans distinguer le temps ny la saison

Comme un garou autour de ta maison.