Adieu
A. Mesritz-van Velthuysen
Oh! que sa main est petite et blanche!
On dirait une fleur qui penche...
Elle repose, elle dort,
Elle a touché la mort,
Elle est vide, et toute légère,
Elle a accompli son sort sur la terre.
Tu peux la prendre, ô Seigneur!
Elle a touché le bonheur...
La lune brille sur son visage,
Et ses yeux sont pleins de nuages.
Sa bouche pose, entrouverte et paisible,
Comme au bord d'une coupe invisible.
On a couché ses longs bandeaux
Comme des blés sous une faux.
Lentement, sans bruit, sans secousse,
La porte s'ouvre sur la nuit douce...