L'offrande à la déesse
A. Piechowska-Pascal
Ce n'est pas pour l'Artémis qu'on adore à Perga,
cette guirlande tressée par mes mains,
bien que l'Artémis soit une bonne déesse
qui me gardera des couches difficiles.
Ce n'est pas pour l'Athêna qu'on adore à Sidê,
bien qu'elle soit d'ivoire et d'or
et qu'elle porte dans la main une pomme
de grenade qui tente les oiseaux.
Non, c'est pour l'Aphroditê que j'adore
dans ma poitrine, car elle seule me donnera
ce qui manque à mes lèvres, si je suspends
à l'arbre sacré ma guirlande de tendres roses.
Mais je ne dirai pas tout haut
ce que je la supplie de m'accorder.
Je me hausserai sur la pointe des pieds
et par la fente de l'écorce je lui confierai mon secret.