L'adieu

A. Voormolen

« Fermez — dit-il — fermez sur ce grand ciel d'automne

Cette fenêtre ouverte où s'accouda l'Amour;

Que, de ses plis muets, l'ombre nous environne,

Et qu'au dehors sans nous s'achève ce beau jour!

« Emportez en vos bras ces roses trop ardentes

Et joignez-y ces lis qui sont trop parfumés,

Afin que nous puissions, à la clarté des lampes,

Ne plus nous souvenir des couchants trop aimés.

« Une dernière fois reflétez votre image

Au miroir de ces yeux que le temps va ternir,

Puis détournez de moi votre tendre visage

Pour que ma solitude ait moins peur de mourir... »