Tendrement
C. Bérard
J'endors ta douleur
Sur mon cœur troublé,
Il fait ciel de douceur
Et soleil sur le blé.
La moisson d'août est morte
Ainsi que tes cheveux,
Et nous pleurons tous deux
Dans l'odeur de l'été
Qui grise et qui transporte:
La moisson d'août est morte.
L'endors ta grande peine
Sur mon cœur de sanglots:
O pauvre sœur sans haine,
Que les soleils sont beaux!