Les caresses de la musique

C. Blanc

Monotone, triste et charmant,

Il est un vieil air de la Perse

Qui t'enveloppe doucement,

T'alanguit, t'adore et te berce,

Et te raconte, ô mon amour,

Mon ancienne mélancolie,

Avant que ta tendresse un jour

Ne m'eût guéri de ma folie.

Les yeux ne parlent pas assez,

La bouche aussi ne peut tout dire:

Par ces chansons des temps passés

Je cause avec toi, je soupire;

Et la musique sait bien mieux

Que je ne le saurais moi-même,

Dans un baiser délicieux

Te verser tout mon cœur qui t'aime!