Prière de trois heures

C. Guillon

J'épiais ce sourire et ce regard étonné que tu as

quand tu émerges du sommeil, ô ma secrète bien-aimée!

Comme j'ai attendu! Le vent disperse la brume de chaleur

qui noyait le ciel et le désert...

C'est l'heure où les caravanes repartent.

Ton corps a la courbe d'une oasis.