Ô chant éloigné, suprême lyre

C. Matthews

Ô chant éloigné, suprême lyre,

qui ne se donne qu'à celui qui ardemment

et sans repos supporte et endure

de son effort le long et doux martyre

Ô chant qui naît le dernier pour conclure

l'enfance non terminée, le cœur d'antan.

Au fond de ce que je devrais encor

transformer en ardeur en sang en âme

je sens (que vaguement mon doute réclame)

les mots massifs, les mots profonds en or.