Nuit d'hiver
C. Quef
L'hiver, âpre et cruel, de misère escorté,
Lugubrement sévit partout dans la campagne;
Il neige et l'avalanche, au flanc de la montagne,
Bondit comme ferait un cheval indompté.
La tourmente, déjà, s'annonce au loin, semblable
Aux flots impétueux d'un torrent débordé;
Malheur au voyageur dans la plaine attardé:
C'est pour lui le trépas sinistre, épouvantable!
O lamentable nuit, que de pleurs tu promets!
Que de vaisseaux perdus, demain que de victimes!
Grâce à toi, que d'horreurs! hélas, combien de crimes!
Peux-tu sous ton manteau masquer tant de forfaits?