Lecture â deux

D. Santa Cruz Wilson

Lorsque tu lis les vers, je ne les saisis pas:

C'est toi le vrai poème et le seul qui me touche.

Ensemble adorons-les, mais lisons-les tout bas;

Les vers quand tu les dis ne valent pas ta bouche.

Ta grâce en les servant les trahit la fois:

Tes lèvres font rêver au satin des corolles,

Et dans leur souffle cher la beauté de la voix

Fait oublier au coeur la beauté des paroles.