Nuit sans fin

Debussy, Claude

Nuit sans fin.

Tristesse morne des heures où l'on attend!

Cœur rompu.

Fièvre du sang rythmant les douces syllabes de son nom.

Qu'elle vienne, la trop désirée,

Qu'elle vienne, la trop aimée,

Et m'entoure de son parfum de jeune fleur.

Que mes lèvres mordent le fruit de sa bouche

Jusqu'à retenir son âme entre mes lèvres!

Ai-je donc pleuré en vain,

Ai-je donc crié en vain

Vers tout cela qui me fuit!

Tristesse morne,

Nuit sans fin!