Pianto
T. Dubois
Quand je serai morte, où donc s'en ira,
Mon âme si frêle?
Colombe blessée, où voltigera
doucement son aile?
Quand serai morte, on allumera
Près de moi deux cierges;
Sur mon corps si blanc, ma mère étendra
Le linceul des vierges.
Quand je serai morte, on couronnera
Mon front de fleurs blanches,
De roses couverte, on m'emportera
Entre quatre planches.
Quand je serai morte, On m'enterrera
Dans le cimetière;
De ce qui fut moi, rien ne restera
Qu'un peu de poussière.
Quand je serai morte, où donc s'en ira,
Mon âme si frêle?
Colombe blessée, où voltigera
doucement son aile?