Sonnet d'amour

F. Thomé

Sous le soleil qui les irise,

En dorant leur reflets soyeux

Je voudrais dans tes blonds cheveux

passer léger comme la brise,

Et sur ton cou charmant, où frise

Une boucle aux plis onduleux,

En respirer, voluptueux,

L'enivrant parfum qui me grise.

Comme au hasard, sans y penser,

Serait-ce vraimant t'offenser

Si sur tes lèvres de cerise

Je mettais, sachant t'apaiser

Avec l'amour que tu m'a prise,

Toute ma vie en un baiser?