Diane, Séléné

Fauré, Gabriel

Diane, Séléné, lune de beau métal,

Qui reflète vers nous, par ta face déserte,

Dans l'immortel ennui du calme sidéral,

Le regret d'un soleil dont nous pleurons la perte.

Ô lune, je t'en veux de ta limpidité

Injurieuse au trouble vain des pauvres âmes,

Et mon cœur, toujours las et toujours agité,

Aspire vers la paix de ta nocturne flamme.