Comme un vol clair de papillons
G. Hüe
Comme un vol clair de papillons,
Aux aîles largement ouvertes,
L'essaim léger de mes chansons
A fui mon âme: elle est muette.
D'autres que toi s'efforceront
Peut être d'en pousser la porte;
Mais leurs mains se retireront
Découragées; mon âme est morte.
Ah! laisse ton cœur s'attendrir,
Permets qu'un instant, sur ta bouche,
Les papillons de mon désir
Battent de l'aîle en frémissant.
Si mes vives chansons te touchent,
Ces chansons, ma chair et mon sang,
Si tu m'ouvres tes bras farouches,
Mon âme, qui mourut par toi,
Mon âme morte, revivra.