La princesse au bord du ruisseau
G. Pierné
La Princesse au bord du ruisseau
S'assit pour cueillir la verveine.
Ses yeux étaient frais comme l'eau,
Mais son cœur avait grande peine.
« Mon prince est parti sans retour,
Ma joie amoureuse est fumée.
Qu'on me dresse au seuil de ma tour
Un grand lit de sauge embaumée.
Et ce soir, au glas du beffroi,
Cierges d'or et cierges de flamme,
Sous un dais de pourpre et d'orfroi,
Feront belle escorte à mon âme. »