Épigramme III

G. Sacre

N'enfermez pas, amis, aux flancs de l'urne creuse,

La cendre de mon corps brûlé;

Je ne veux pas, au fond de la nuit argileuse,

Dormir mon repos isolé.

Si l'esprit inquiet habite la poussière

De celui qui fut un vivant,

Laissez-la s'envoler dans la belle lumière,

Dispersée au souffle du vent.