Le chante-matin

G. Strong

Proche de notre métairie,

Dans cet endroit sous le sorbiers,

Mi-terre vague, mi-prairie,

Où les poules cherchent leur vie

Entre le puits-fontaine et le vieux colombier,

Perché sur les fagots, gonflé, battant des ailes,

Devers le jour vermeil au fin bout des touzelles,

Le coq chante au vent vif. Et sais-tu ce qu'il dit?

« Tiens-toi debout! la nuit s'achève;

« Celui qui premier se lève

« Entre en Paradis! »