Éveille-toi

H. Puig-Roget

La langueur pèse sur ton cœur, encore,

et l'assoupissement sur tes yeux.

N'as-tu donc pas entendu dire

que la fleur régne

en splendeur dans les épines?

Éveille! Éveille-toi!

Et que l'heure ne passe pas vaine!

À l'extrémité du sentier caillouteux,

au pays de l'intacte solitude,

mon ami repose solitaire.

Ne déçois pas son attente! Éveille! Éveille-toi!

Et si palpite et vibre l'azur

par l'ardeur du rayon de midi...

Si le sable brûlant

étale son manteau de soif...

Ne sens-tu pas de joie dans le fond de ton cœur?

À chaque pas que tu vas faire,

la harpe du sentier,

d'une suave musique de peine, ne saura-t-elle pas retentir?