Les flamants
J. Absil
Les flamants roses dorment
sur la pelouse à l'ombre
des grands ormes.
Ils dorment dans leur pose éternelle
Sur une patte
rose toute droite
Et jamais ne remuent
La tête sous l'aile se perd sous les plumes
Et leur cou si frêle est couleur d'écume.
On jurerait un étalage ravissant
De petits chapeaux dix neuf cent
Les flamants roses dorment
à l'ombre des grands ormes.
(Serait elle en retard?)
Tels qu'on en croise en rue
J'ai tout l'air d'un flamant
Faisant le pied de grue.