À mes côtés, il est venu s'asseoir
J. Cras
À mes côtés, il est venu s'asseoir
et je ne me suis pas éveillé.
Maudit soit mon sommeil misérable!
Il est venu quand la nuit était paisible;
il avait sa harpe à la main et mes rêves
sont devenus tout vibrants de ses mélodies.
Hélas! pourquoi mes nuits toutes ainsi perdues?
Ah! pourquoi celui dont le souffle touche mon sommeil
échappe-t-il toujours à ma vue!