Sévillana

Massenet, Jules

Soprano

(alerte et léger)

A Séville, belles Señoras.

On brave les frimas,

A Seville, belles Señores,

La fleur naît, sous vos pas,

Et dans l'air un doux écho murmure,

Charmant les nuits, les jours;

On dirait qu'avec la brise pure,

Ah, Bruissent de ailes d'amours!

Ah! Ah!

Ô belles Señores,

Ah!

(sans respirer et vivement)

Connaissez-vous Séville?

Les fleurs vont, sur vos pas,

De parfums embaumer la mantille;

D'azur d'or est le jour,

Et le soir, lorsque l'étoile brille,

Ah! L'on entend chanter l'amour!

(très marqué)

La! la! la! la! etc.

(bien chanté)

Pourquoi rêve,

Pourquoi,

Loin de nos fêtes, soupirer?

Ah!

Loin de nos fêtes?

Ah! la! la! la! la! etc.

(avec entrain.)

Ah!

Olé! Mes belles Señores,

L'amour vous dit aimez, enfants.

Votre âme espère, à vous, les chants...

Aimez, enfants! Ainsi, l'amour, dans l'ombre errant,

Murmure comme un flot mourant, un flot mourant.

Ah! ah! ah!