Marine

Massenet, Jules

Viens, la voile mutine

Avec le vent se joue

Et notre mât incline

De la poupe à la proue

Une ombre droite et fine.

Et l'écume irisée

Joyeusement envoie

Sa brillante rosée

A la barque élancée.

La mer calme murmure

Et berce avec tendresse,

La frêle créature

Qui doucement

Se laisse aller à la caresse.

Où dort la mer profonde,

Ne crains rien de l'abîme

Car aucune paix sublime

Au loin règne sur l'onde

Viens, oublions le monde,

Viens!