Souvenir

J. Pillois

Au crépuscule agonisant

Lorsque tombe l'ombre morose,

J'erre plus triste et défaillant

Devant votre demeure close,

A jamais close...

Tout est calme et mystérieux,

Tout n'est que fuyante apparence

Au bord du taillis ténebreux,

Où votre image se balance

Dans le silence.

A cette heure, où le souvenir

Comme un rêve en mon cœur se pâme,

Il me semble, qu'un long soupir

S'envient doucement de votre âme

Vers ma pauvre âme.