Si tu aimes
L. Beydts
Si tu aimes mon pauvre enfant,
Ah! si tu aimes!
Il ne faut pas en avoir peur.
C'est un inéfable désastre.
Il y a un mystérieux système
Et des lois, et des influences,
Pour la gravitation des cœurs
Et la gravitation des astres.
On était là tranquillement
Sans penser à ce que l'on évite,
Et puis tout à coup on ne peut plus,
[On est à chaque heure du jour
Comme si tu descends très vite
En ascenseur:]
Et c'est l'amour.
Il n'y a plus de livres, de paysages,
De désir des ciels d'Asie,
Il n'y a plus qu'un seul visage
Auquel le cœur s'anesthésie,
Et rien autour.